Pictet publie quelques chiffres partiels sur son exercice 2020

Comme c’est désormais devenu son habitude, Pictet a choisi de ne dévoiler dans un premier temps que quelques chiffres basiques concernant son exercice 2020.

Il faudra donc attendre la publication de son rapport annuel à fin avril pour avoir une vision plus complète de la situation (et « publication » n’est sans doute pas le terme approprié pour décrire les efforts auxquels il faut se livrer pour le trouver sur leur site internet).

C’est ainsi que les seules données communiquées sont les produits d’exploitation totaux (sans aucun détail), le bénéfice net consolidé, les actifs en gestion et dépôt et les entrées nettes de fonds, ainsi que des informations peu pertinentes pour une banque privée, comme les fonds propres ou les ratios Tier-1 et de liquidité. Étant donné que ni les charges d’exploitation, ni le bénéfice opérationnel ne sont fournis, on ne peut déterminer si le résultat final résulte d’une amélioration de la marche des affaires ou s’il s’explique par des variations de provisions ou des produits extraordinaires significatifs.

Le contraste avec la transparence de l’UBP – pourtant elle aussi une banque non cotée en mains familiales – est frappant.

Que montrent donc ces résultats partiels ? Un exercice plutôt positif, avec des revenus opérationnels en hausse de +9.8% et un bénéfice net en progression de +7%. Pour leur part, les actifs en gestion et dépôt ont augmenté de +5.7% à CHF 609 milliards grâce à des entrées nettes de fonds de CHF 24 milliards, soit moins que l’an passé (CHF 25 milliards). On ignore également si ces afflux d’argent frais concernent l’activité de dépositaire, la gestion privée ou la gestion d’actifs.