GS Banque fusionne avec Banca Arner

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La banque privée genevoise GS Banque fusionne avec l’institut tessinois Banca Arner.

GS Banque, qui opère également sous la marque Geneva Swiss Bank, a été fondée en 2004 par Bénédict Hentsch et Robert Pennone sous le nom de « Banque Bénédict Hentsch ». Suite à son départ à la retraite en 2014, Bénédict Hentsch cède sa participation majoritaire à Robert Pennone et la banque change alors de raison sociale. En 2015, Robert Pennone cède les rênes de l’établissement à son fils Grégoire. L’histoire de la banque n’a pas été un long fleuve tranquille. En effet, en septembre 2008, l’établissement annonce sa fusion avec le gérant de hedge funds américain Fairfield Greenwich mais se retrouve empêtré quelques mois plus tard dans l’affaire Madoff et revient en arrière sur l’accord de fusion. De CHF 1.5 milliard d’actifs gérés à l’époque, la banque voit ses fonds en gestion tomber à CHF 800 millions.

Fondée en 1984 par Nicola Bravetti et appartenant aujourd’hui aux familles Schrämli, Del Bue et Sciorilli Borrelli, Banca Arner connaît de son côté des difficultés importantes en 2008 lorsque sa filiale italienne, soupçonnée d’avoir hébergé des fonds de Silvio Berlusconi, est mise sous administration judiciaire  et Nicola Bravetti placé en résidence surveillée. Suite à ses ennuis avec la justice, Banca Arner se recentre sur la Suisse et, après les différentes amnisties fiscales italiennes, voit ses avoirs en gestion chuter de CHF 9 milliards en 2008 à CHF 1.2 milliard aujourd’hui. Annoncée en 2014, une reprise par le groupe IXE du financier mexicain Jesus Alejandro Garcia Alvarez est finalement abandonnée lorsque les fonds annoncés ne se concrétisent pas.

La nouvelle entité, dont le nouveau nom sera annoncé en mars, gérera ainsi quelque CHF 2 milliards. Dirigée par Grégoire Pennone, elle sera basée à Genève. Le bureau de Lugano couvrira les marchés tessinois, italien et est-européen, tandis que Genève prendra en charge les clients d’Amérique du Sud et du Moyen-Orient. La transaction s’effectuera à travers un échange d’actions.

Des licenciements sont prévus et les effectifs devraient ainsi passer d’un total de 62 personnes aujourd’hui à 45 collaborateurs.