Finance Corner censuré par une banque privée

Incroyable, mais vrai! En 2019, alors que la place financière se revendique plus ouverte et transparente, une grande banque privée suisse a choisi de censurer Finance Corner auprès de ses collaborateurs.

Hier, cet établissement, n’ayant sans doute pas apprécié l’article que nous avons consacré en mars à ses résultats 2018, a ainsi désinscrit de notre newsletter tous ses collaborateurs qui s’y étaient abonnés.

Nos lecteurs ont en effet la possibilité de s’inscrire à notre newsletter, afin d’être automatiquement notifiés par email lors de la publication d’un nouvel article.

La majorité des abonnés se sont inscrits avec leur adresse professionnelle, ce qui semble totalement légitime puisque nos articles traitent exclusivement de sujets concernant la place financière genevoise et qui peuvent donc être utiles dans leur activité.

Quelle ne fut donc pas notre surprise hier matin de recevoir des notifications de désabonnement de la part de tous les collaborateurs de cette banque!

Nous avons d’abord pensé que des consignes avaient été données à l’interne priant les employés de ne plus utiliser leur adresse email professionnelle pour recevoir nos nouvelles et que ces collaborateurs avaient donc suivi ces consignes (la mort dans l’âme, on imagine…). Mais en examinant les choses de plus près, il nous est apparu peu probable qu’ils aient tous cliqué sur le lien de désinscription à quelques secondes d’intervalle.

Après enquête auprès de plusieurs des destinataires, il est rapidement apparu que ceux-ci ne s’étaient pas désabonnés eux-mêmes et n’étaient pas informés de leur désinscription.

Force est donc de se rendre à l’évidence: Un responsable de la banque a dû donner instruction au service informatique non seulement de bloquer nos emails, mais également de mettre en place un système de désinscription automatisé!

On ne peut que s’étonner d’une telle volonté de censure (surtout de la part d’un établissement qui prône le respect de normes ESG) et de cette ingérence dans les boites électroniques des collaborateurs.

Bref, si vous ne recevez plus nos notifications, abonnez-vous avec votre adresse privée pour rester informés des nouvelles de la place financière genevoise!

Addendum: Suite aux nombreuses réactions reçues, nous précisons que la banque en cause n’est pas celle qui faisait l’objet de notre mail d’hier matin. C’est uniquement à l’occasion de cet envoi qu’un autre établissement a intercepté les mails de la newsletter.