Bénéfice en hausse pour Edmond de Rothschild

Le groupe genevois Edmond de Rothschild a enregistré une forte hausse de son résultat net, même si les chiffres de 2020 ne sont pas directement comparables à ceux de 2019, étant donné que l’intégration de la filiale française n’a eu lieu qu’au 1er septembre 2019.

En effet, Ariane et Benjamin de Rothschild ont décidé en 2019 de se retirer de la bourse suisse et de modifier la structure du groupe en transformant ses entités en France, au Luxembourg et à Monaco en sociétés-filles de la maison-mère suisse.

Au cours de l’exercice écoulé, les actifs gérés ont reculé de 3% pour s’inscrire à CHF 168 milliards, malgré des apports nets légèrement positifs (CHF 0.4 milliard). De fait, les entrées de fonds dans la banque privée (CHF 2 milliards) et la collecte de la plateforme d’actifs réels (près de CHF 2.2 milliards) ont à peine compensé les sortes de la gestion d’actifs liquides (- CHF 3.8 milliards).

A fin 2020, la plateforme d’actifs réels totalise près de CHF 18 milliards en gestion, grâce à des contributions positives dans ses trois activités (dette d’infrastructure, immobilier, private equity).

Grâce à la contribution des activités françaises pendant une année pleine, les revenus opérationnels ont progressé de près de +15% à CHF 894 millions.

Poussé par le même effet de base, le résultat d’exploitation a également  augmenté de près de +20% pour atteindre CHF 157 millions. Toutefois, à périmètre constant, ce même résultat d’exploitation aurait baissé de 7%, en raison de la diminution des revenus de la marge d’intérêts et du recul des gains du trading pour compte propre.

Le bénéfice net consolidé grimpe de CHF 43.9 millions en 2019 à CHF 57 millions pour l’exercice 2020, soit un bond de +29.8%. Ajustée pour tenir compte de l’effet de l’intégration des activités françaises, la hausse du bénéfice net se limiterait cependant à +4%.

La banque privée représente environ 40% du bénéfice, tandis que l’asset management contribue à hauteur de 60%. Le bénéfice d’exploitation de la gestion d’actifs a reculé de 5% à 6% par rapport à 2019.